TU ES UNE PORTRAITISTE ?
Absolument. Mes vidéos sont axées sur la psychologie des gens que je côtoie, leur rapport à l’Autre et à eux-mêmes, quand je les filme par exemple à leur insu en train d’écouter une chanson qui leur correspond.

QU’EST-CE QUI T’INTÉRESSE DANS «BARBE-BLEUE» ?
Enfant, c’est le conte auquel j’étais le plus sensible. En m’intéressant à la psychanalyse, j’ai trouvé qu’il abordait parfaitement la sexualité: violence, infidélité, virginité…

DANS CETTE NOUVELLE INSTALLATION, LE SANG COULE…
C’est une ellipse, une violence qui surgit de nulle part. Nous vivons en permanence escortés par une violence inouïe. Je ne parle pas des médias mais de ce que l’on entend dans son propre entourage…

LA MUSIQUE T’INFLUENCE BEAUCOUP. TU ÉCOUTES QUOI EN CE MOMENT ?
Récemment, je me suis esquivée d’un vernissage à Fribourg pour voir Interpol en concert. Hier, j’ai beaucoup écouté «(I Don’t Know What’s Going) on» de The Cure, «Disorder» de Joy Division et «Game we Play» de Aswefall, dont je réalise le clip.

DU 8 OCTOBRE AU 20 NOVEMBRE.
PALAIS DE TOKYO. 13 AVENUE DU PRÉSIDENT WILSON, 75116 PARIS.
«La Chambre interdite», video (2005).