«LE MONDE CONNU» D’EDWARD P. JONES (ALBIN MICHEL)
QUI C’EST, CELUI LÀ ? Edward P. Jones a éclaté l’an passé aux Etats-Unis avec ce premier roman et remporté le prix Pulitzer et le National Book Critics Circle Award. Qui dit mieux ?
DE QUOI ÇA PARLE ? Dans la Virginie du XIXe siècle, l’épouse d’un esclave libre hérite d’un domaine et de ses esclaves. Une position sociale paradoxale qui ne demandera qu’à exploser.
ÇA VAUT QUOI ? «Le Monde connu» nous fait découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine. Pourtant, malgré un incontestable brio et des héros très forts, on s’emmerde un peu.

«AMERICAN DARLING» DE RUSSELL BANKS (ACTES SUD)
QUI C’EST, CELUI LÀ ? Russell Banks est l’auteur de l’Amérique d’en bas (rurale) dont «Affliction» et «De beaux lendemains» ont donné lieu à d’excellentes adaptations ciné.
DE QUOI ÇA PARLE ? Une sexagénaire se souvient de son passé de jeune gauchiste, de son départ pour le Liberia, des chimpanzés victimes de la vivisection, de son expérience de la maternité, etc.
ÇA VAUT QUOI ? Formidable portrait d’une antihéroïne et réflexion sur plusieurs décennies, «American Darling» confirme tout l’art de Banks, ce grand raconteur d’histoires.

«UN MONDE VACILLANT» DE CYNTHIA OZICK (L’OLIVIER)
QUI C’EST, CELUI LÀ ? Figure incontournable de la littérature juive américaine, Cynthia Ozick a aujourd’hui 77 ans. Parmi ses fans, elle compte Rick Moody et Jonathan Franzen.
DE QUOI ÇA PARLE ? En 1935, dans le Bronx, une jeune fille est embauchée par une famille de juifs berlinois exilés. Chacun des membres de ce clan a ses zones d’ombre. Et il y a l’étrange James A’Bair…
ÇA VAUT QUOI ? Un poil trop long, «Un monde vacillant» crée une formidable galerie de personnages, très «border line» et furieusement XIXe siècle. Une réussite.