Il était une fois un pays qui avait voté à 82 % pour Jacques Chirac. Non content d’avoir rallié à sa cause des milliers de jeunes anonymes qui défilèrent dans la rue en hurlant son nom, notre président dévoila son arme secrète : France Copland. La mission du duo, qui cache son véritable visage sous des masques de Nicolas Sarkozy : infiltrer la scène musicale électronique afin de soumettre les clubbers au discours officiel de l’Etat. Son arme : le Laptop (l’ordinateur portable). Sa méthode : des invectives chocs balancées dans ses morceaux et imprimées sur des flyers, comme « Intermittent, retourne dans ton pays ! », « Echassier, trouve-toi un vrai métier ! » ou « Pas d’allocs pour les dreadlocks »… Autant de slogans devenus en quelques mois de véritables credo chez leurs fans. On murmure que sous les masques se dissimuleraient deux pointures de l’électro parisienne dont l’action ne serait destinée à durer que le temps du mandat de Sarkozy. Mais en attendant que le petit Nicolas devienne calife à la place du calife, ils ravagent méthodiquement les clubs parisiens (le Zénith pour la soirée « Dirty », Mains d’Œuvres, la Gaîté Lyrique…) en propageant l’évangile de la place Beauvau avant, qui sait ?, d’aller prêcher leur bonne parole en province. Après un premier maxi dévastateur (sobrement intitulé « France Copland »), ils préparent une version booty de « la Marseillaise ». Aux armes, citoyens ?
francecopland@drunkenbastards.com