Lundi 6 octobre 2003. Me voilà de retour à la maison ! J’ai pris un bon bain et cela m’a bien relaxée. Ah, je voulais me faire un thé. J’y vais. Je reviens tout de suite ! Rien de tel qu’un bon "Earl grey" pour se détendre. J’adore le thé. Bon je ne vais pas te faire une thèse sur les subtilités de cette boisson raffinée. En fait, je rentre de mes cours de théâtre et vraiment, ça me plait à mort ! Je n’ai plus d’énergie après y être allée mais ça ne fait rien.. C’est bon ! Au début, je flippais car je ne savais pas comment cela allait se passer. J’avais peur du regard des autres, de ne pas me sentir à ma place. Le premier jour, j’ai même failli partir en courant et tout laisser tomber. C’est clair que quand on s’aperçoit qu’on a huit à dix ans de plus que tous les gamins autour de soi, c’est difficile de se sentir bien dans sa peau. Ca, Robert Hossein m’avait prévenu que les autres s’étaient déjà mis au boulot depuis des années. Et bien, je suis en retard. C’est pas grave, je n’ai aucun train à prendre ! Je pourrais tenir des rôles de femmes au moins. En fait, si j’ai eu des doutes, c’est tout simplement que la première nana que j’ai vu monter sur scène a balancé un monologue des plus dramatiques d’une durée de quinze minutes sans accrocher une phrase. Je me suis dit que je ne serais jamais capable d’apprendre un tel texte. Mais si, ça rentre !! Quelle surprise de voir que quelques lignes peuvent se mémoriser en quelques minutes.
Griffes blanches et 95 C
Et puis, j’ai aussi un complexe. Je ne veux pas être Dolly Golden aux yeux des autres élèves. Je ne veux pas être cataloguée dès la rentrée. Pour l’instant personne n’est venu me voir pour me parler de mes anciens exploits et j’espère que cela n’arrivera jamais. Je veux qu’on me prenne pour moi, pour ce que je suis vraiment. Ni plus ni moins. Il y a pourtant des petits signes qui peuvent me trahir ; mes ongles sont toujours longs et manucurés et mes seins sont énormes et non " dissimulables ". Je suis la seule à porter une french. C’est un truc de pétasse, ça ! De toute façon, je ne vais pas laisser mes seins et mes ongles à la maison quand je vais prendre mes cours. Mais ce serait bien pratique en tout cas. La semaine dernière, j’ai dit un texte de Victor Hugo avec mes santiags aux pieds, mes griffes blanches et mon 95C. Tu imagines un condamné à mort avec un pantalon noir moulant et des talons de 6 cm. Bon, la prof m’a dit que c’était pas mal et toute la salle avait l’air hyper étonnée de voir quel genre de roman j’aimais lire, mais ça va encore pas être des plus faciles. (J’entends une petite voix qui me dit : " Personne n’a dit que la vie était facile !" ). Je suis tout de même ravie car on me fout la paix, un peu trop même. Quelques uns me vouvoie, ça fait beaucoup de bien à mon moral. Il va falloir que je me décoince un peu pour ne pas me sentir à l’écart, mais ça va venir. J’ai vu bien pire ! Nadine Bronx me disait l’autre jour que quand on sait se déshabiller devant des milliers de personnes, on peut tout affronter. Elle a pas tort ! Bisous.










Vos commentaires
1. Helga à posté jeudi 27 décembre 2007
2. Bush à posté dimanche 30 décembre 2007
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