Quand on est journaliste et qu’on a eu des parents de droite, il n’est pas rare de penser à eux, dès lors qu’on se remémore - même en rêve - certaines parties de jambes en l’air interactives avec des amies chiliennes de passage. Originaires d’un pays où les hommes préfèrent les fusils mitrailleurs aux pantalons Carhart, les Chiliennes donnent généralement une représentation de la femme assez éloignée du modèle amoureux rencontré dans les institutions catholiques d’Ile de France. Orgasmes Agrégées en sciences humaines mais très au fait de certains corps caverneux, DJ polyvalentes mais redoutablement sexuées - dans un milieu musical où Carmen Electra n’aura jamais sa place, les jeunes Chiliennes ont cette intelligence amoureuse qui rend les garçons fougueux et les filles comblées puisqu’elles contrôlent tout. Même la nano-seconde de leurs orgasmes.
Mamelons

Alors, pourquoi songer à ses géniteurs et spécialement à sa Maman, qui a toujours porté les cheveux courts et des robes à fleur, lorsqu’on fréquente trois copines de Santiago qui partagent tout, même la salle de bains et leurs amants ? La réponse tient peut être dans cette attirance sexuelle répétitive et inconsciente, qui veut que l’on s’intéresse toujours à des partenaires, soit très proches, soit très éloignés du modèle familial qui nous a appris comment faire caca tout seul.
Mixité
C’est que les chercheurs américains Terry Burnham et Jay Phelan de l’Université de Harvard, appellent "la mixité génétique". Dans un livre ("Mean Genes") récemment paru aux Etats-Unis, les deux scientifiques expliquent comment tous nos comportements sexuels sont à la fois le résultat de notre facture DNA et de notre environnement social.
Capote
Irrésistiblement attiré par un sexo-type de fécondité (cheveux longs, gros seins et cul rebondi pour les garçons - épaules carrés, torse large et grande taille pour les filles), nous pensons rester maitre de nos sentiments, alors que nous faisons d’abord l’amour avec des partenaires au visage et au corps symétrique, signe d’une bonne composition génétique et donc d’excellentes dispositions pour procréér.
Traumatismes
Les choses se compliquent, lorsqu’en plus de nos réflexes génétiques (plus t’es symétrique, plus tu me branches), nous cherchons à reproduire un modèle familial identique ou opposé à celui de nos parents, selon la nature de nos propres traumatismes et la dictée précise de nos gènes. Expliquons nous. La théorie développée par Terry Burnham et Jay Phelan éclaire d’un nouveau jour l’explication de nos actes, puisque selon eux, même nos choix sexuels motivés par un trauma familial, sont aussi directement commandés par notre identité génétique.
Gigot
Autrement dit, si l’on est plus attiré par Kate Moss que par Catherine Jacob, ce n’est pas uniquement parce que l’on vient d’une famille où l’on reprenait trois fois du gigot le dimanche avant d’aller pêter devant la TV. Mais aussi parce que nos gènes, différents de nos parents et ceux de nos enfants, nous aménent à faire ce choix en fonction d’un seul but : la procréation
Fécondité
L’obsession génétique est telle, que l’élégance est depuis bien longtemps considérée par les chercheurs comme un signe extérieur de stabilité sociale. Donc de fécondité chez les femmes et de protection chez les hommes. Rien à voir avec la mode. Belles fringues égale jolie place dans la société et santé physique. C’est à cette seule condition que le coït semble aujourd’hui envisageable dans la durée.
Psy
Une théorie qui, heureusement trouve ses limites, car nous sommes nombreux à préfèrer Catherine Jacob à Kate Moss. Encore plus forte que la loi des gènes, vient se greffer sur cette guerre des étoiles du sexe, l’explication du psy et l’inconnu affectif, peu remboursé par la sécurité sociale mais fortement soutenu par les journalistes.
Criquet

On peut également préfèrer les femmes rondes parce qu’on aime la vie et les viandes rouges... Dans leur livre, Terry Burnham et Jay Phelan, expliquent comment l’un des animaux les moins suspectés d’androgynie, le criquet, doit gérér une étonnante particularité sexuelle, puisque cet insecte éjacule à chaque orgasme une semence èquivalente à près du quart de son poids.
Sperme
Comme certains animaux marins dont les mâles portent les oeufs, le criquet déborde tellement d’excitation lorsqu’il s’accouple, qu’il en vient à ressembler affectivement à ses copines. A titre de comparaison, c’est une peu comme si un homme de 80 kilos lachait chaque jour dans la nature près de 20 kilos de sperme. Quelle émotion !
Baiser
Un criquet qui s’émeut comme une criquette, des hommes acquis à la cause des femmes - même s’ils en oublient les principes élémentaires - et des femmes qui adorent les gays mais regrettent de ne plus trouver d’hommes qui sachent les faire vibrer, c’est peut être la seule et véritable explication du désir et ses complications. Recommençons donc à baiser. On aura toujours le temps pour réfléchir après.










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