Caliente ! Terme hispanique à travers lequel se déterrent facilement les racines de la ville de Cali en Colombie. Réputée pour être le berceau d’aphrodytes modernes - issues d’un métissage unique (sangs amérindien, espagnol et africain) - la ville connaît depuis 10 ans une célébrité mondiale, pour avoir abrité les cartels depuis la chute de Pablo Escobar.
Marketing
Mais les naïades sud-américaines avaient su au préalable, s’imposer dans l’industrie du marketing sexuel. De Venice Beach à la Rue St Denis, des filles peu frileuses se chargent de promouvoir aujourd’hui la cité colombienne sur les trottoirs de l’hémisphère nord. Dans un milieu que n’épargne, ni les lois du marché, ni celles de la concurrence, " from Cali " (" je viens de Cali ") est presque devenu une marque déposée.
Massage
Aux dires d’anciennes prostituées, originaires de la ville sulfureuse, ces simples phonèmes permettraient aux filles de décupler ainsi leur clientèle de passage. Femmes pulpeuses, expertes en massage buccal, les expatriées de Cali offrent ainsi une vision alléchante de la mystérieuse colombienne. Elles éveillent la curiosité malsaine du touriste lambda, ainsi que son envie furieuse d’aller vérifier, sous les tropiques, ces données vertigineuses comme autant de chutes de reins.
Playboy

Si l’intégrale armada des demoiselles de Cali ne pourrait étirer ses courbes dans Playboy (à l’image de Miss Juillet 2000, une concitoyenne), toutes se rêvent " caleñas ", icônes sensuelles et sexuelles. Dans une ville enfiévrée, noyée de vapeurs de patchouli et de relents de "cachasa", ces nouvelles déesses de l’Amour Physique n’hésitent pas à exacerber leur féminité, multipliant maquillage outrancier et recherche vestimentaire digne d’un styliste pour Girl Band.
Hostie
Ne rechignant pas sur d’éventuelles opérations de chirurgie esthétique (les implants mammaires y ont remplacé l’hostie), les filles se plient aux exigences masculines primaires, corps millimétré et courbes avantageuses sous des pantalons en strech. Pourtant, perdu entre des débardeurs moulants et des regards trop francs, se dévoile un paradoxe intéressant. Les femmes de Cali, élevées dans un climat religieux austère, sont monogames… Le temps de changer d’amants.
Mannequins
Depuis une dizaine d’années, un nouveau marché de traite des femmes s’est ainsi installé. Ces dames ne sont plus désormais soumises aux spirales qui mènent à déambuler sur les pavés, mais utilisent leurs extraits de naissances pour rejoindre des agences matrimoniales. Proxénète moderne, Harold Castillo (ancien directeur de l’agence de mannequins TLC) a enrôlé 150 jeunes femmes en moins de trois mois, dans un pseudo club de rencontres international.
Bimbos
La raison d’un tel succès ? L’engouement des mâles pour l’image de la Vierge-Pute véhiculé par les " caleñas ". Mais aussi le désir des filles de quitter la précarité d’Amérique Latine pour les plaines du Wyoming ou d’ailleurs, aux bras de gaillards occidentaux désespérés d’attendre une descendance. En jouant d’un audacieux " teasing " - qui consiste à réduire l’écart entre bimbos nymphomanes et mères potentielles -, les directeurs de communication colombiens ont donc crée de toute pièce un commerce florissant.
Literie
5000 filles, reparties dans une douzaine d’agences, attendent impatiemment leurs futurs époux. Les autres peuvent toujours rejoindre les rangs du " bordel-galerie d’art " imaginé par un ancien banquier (Luis Campos de Oliviera) reconverti dans le secteur des services, option allongé sur une mauvaise literie.
Liqueurs
Une ville opportuniste, bercée par une mer turquoise et quelques deux millions de palmiers pour autant d’habitants, voici le nouvel eden festif international. Cadre paradisiaque qui bat au rythme de nuits haletantes et s’accélère dans une débauche de blanche psycho-active, de liqueurs chaleureuses et de sourires féminins.










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