Six jours sur sept, il ne pense qu’à ça. Six jours sur sept seulement, car vendredi c’est Shabbat. Luke Ford est un pornocrate qui se respecte. A 32 ans ce web-reporter américain a décidé de jouer les Monsieur Propre au pays du X-business.
Voyeur de sévices
Témoignages chocs, révélations brutes et ragots tocs : rien n’échappe à ce mouchard inspiré - un peu fou - qui veut devenir rabbin et le père spirituel des actrices porno. Le grand ménage de printemps a commencé en 1997, quand ce vieil ado un peu gauche, mal à l’aise avec les femmes, et rescapé de 5 ans d’alitement (après avoir contracté la maladie du sommeil), a pris un studio au cœur de la San Fernando Valley (Californie), le bastion de l’industrie porno US. Fraîchement converti au judaïsme, mais néanmoins amateur de films hots (personne n’est parfait), il devient alors l’ami des stars qui enlèvent le bas, s’introduit là où il faut et s’impose comme le journaliste le mieux infiltré du milieu. Mais très vite, le voyeur de service se change en voyeur de sévices. Car par le petit bout de sa lorgnette, Luke Ford en voit de vertes et de pas mûres. Actrices camées, acteurs boostés au Viagra, propagation du sida, et rôle de la mafia : c’est Dallas au Salon Hot Vidéo.
Informateur incontournable du X
Un an plus tard, dans son livre brûlot, - Une histoire du X - il révèle l’emprise de l’establishment Clintonien et de la mafia sur la San Fernando Valley, l’identité de cinq des plus grands acteurs de X américains séropositifs (et la possible contamination de tout le milieu suite à un gang-bang non-protégé), le vrai nom des actrices, le nombre de leurs interventions chirurgicales - et même parfois leurs adresses personnelles. Relayé par son site Web, Luke Ford est devenu des médias sur les coulisses du X.
Vent de panique
Un véritable vent de panique fait trembler aujourd’hui tous les studios de Los Angeles. Les intéressés démentent. Ou avouent. Une quarantaine de producteurs, dont Ed Kale du consortium VCA films, ont déjà signé un accord inédit en faveur du port du préservatif sur les tournages (généralement considéré comme anti-commercial). D’autres ont préféré mettre sa tête à prix. "Ford n’est qu’une truie aveugle, lâchée en pleine forêt. Il cherche des truffes mais ne renifle que des vers, et des limaces", estime Bill Margold - alias Papa Ours - ancien acteur de X, pour qui toutes ces révélations ne sont que ragots et mensonges.
Menaces
De son côté, Luke Ford, qui multiplie les indiscrétions sur tel producteur véreux ou acteur connu pour son goût de la violence, avoue craindre pour sa vie : "j’ai toujours une arme, je suis en contact régulier avec le FBI qui me tient informé des menaces qui pèsent sur moi. Je sais qu’ en avril dernier, lors d’une conférence à Cancun, au Mexique, Edward Wedelstedt, le plus puissant des éditeurs de X a promis qu’il aurait ma peau… ". Au fond de son studio de LA, entre livres de culte et vidéos cochonnes, le sexe reporter le plus haï d’Amérique continue donc son travail de justicier-cafteur, à la fois sulfureux et scrupuleux. Lui qui se rêvait en missionnaire, pourrait pourtant bien finir martyr. "Au bout du compte je n’ai qu’un but dans la vie : servir Dieu" nous a-t-il confié à par e-mail. Apparemment, l’Autre n’a pas saisi. Ford s’est également fait chasser de sa synagogue favorite. Les voies du Seigneur sont décidément les plus impénétrables.










Vos commentaires
1. andre2007 à posté vendredi 23 novembre 2007
2. nenette à posté vendredi 7 décembre 2007
3. Benny à posté mardi 26 février 2008
4. peuwet à posté lundi 7 avril 2008
5. kakou à posté samedi 26 avril 2008
6. guillaume à posté mercredi 30 avril 2008
7. freddy à posté vendredi 27 juin 2008
Vous aussi, déposez un commentaire, cliquez ici