Triple actualité pour l’executive pornostar Birgit Pashion : sa double-pénétration pashionnante dans son nouveau film "Change de trou, ça fume", son entrée à la troisième place des patrimoines mondiaux dans le classement de "Fortune" et l’érection de ses trois fondations caritatives, dont un orphelinat. Ravissante, cultivée, riche, médiatique, craquante, Birgit s’est imposée comme un modèle de réussite, reléguant les actrices, les mannequins et les présentatrices télés au rayon de ringardes manipulées. Elue femme de l’année pour la troisième fois par nos lecteurs, Birgit, tout juste 25 ans, a accepté de répondre, à poil et polie, à nos visqueuses questions.

Birgit, avez-vous eu des modèles qui ont su vous guider vers la starification ?

C’est vrai, s’attribuer des guides spirituels est bénéfique. J’admire par exemple ce que Mère Theresa représente. Tout comme Lady Di, Madonna, Hillary Clinton... Et Courtney Love, qui a eu l’Oscar de la meilleure actrice il y a deux ans : on fait le même métier, sauf qu’elle ne sait pas investir. Rayon porno, s’il faut revenir à l’ancien schéma du cloisonnement, la Cicciolina était quelqu’un de pittoresque. Autrement, quand j’étais ado, j’adorais les Spice Girls.

Vous savez ce qu’elles sont devenues ?

Aucune idée. Tout comme la Cicciolina, qui avait été élue au parlement italien, vous avez décidé de vous lancer dans la politique. Ne craignez-vous pas de finir aussi pathétique qu’elle ? Il faut se souvenir du contexte : à son époque, le porno était considéré comme une activité malsaine. Aujourd’hui, alors que les chefs d’Etats me reçoivent bras ouverts et sont capables de discuter de mes prestations, je me sens le devoir de prouver que mes choix de société peuvent être défendus politiquement. Car, finalement, mes films véhiculent plus un message de liberté qu’un appel aux enculades à répétition.

Comment avez-vous débuté ?

Je suis née à Budapest d’un milieu d’aristocrates. Parallèlement à mes études en économie internationale, je posais comme mannequin. Le succès est venu rapidement. Mais je trouvais ce milieu terriblement malsain. Je me suis donc tourné vers le porno, un secteur d’activités à l’éthique sans tache. Ma rencontre avec John B. Root a été décisive : il m’a permis de monter Pashion.com qui a rapidement été coté en bourse. Ensuite, tout s’est accéléré.

Dès 2002, avec "Un taxi pour j’te broute", vous devenez une vraie star de ciné...

Soyons lucide : je suis arrivée au bon moment. A cette époque, le porno était enfin entré dans les moeurs. C’est cette année-là que "L’arrière-train sifflera trois fois" a été projeté dans les écoles. Et l’explosion du numérique (96% des foyers internationaux sont aujourd’hui connectés au bouquet Sex in the house, avec toutes les possibilités interactives qui en découlent, NDLR) m’a permis de devenir une icône mondiale. La porno-star a ouvert un orphelinat entre deux double pénétrations

Ce qui n’a pas été du goût de tout le monde...

Vous parlez de l’association Pashion Dépravation ? Quand on a un président qui se fait surprendre avec deux gamines nues, on n’a que le droit de se taire. D’ailleurs, sa femme a rejoint une de mes filiales (Pashion Immo, qui détient 18% du capital immobilier européen, NDLR).

Dans le dernier "Fortune", vous arrivez troisième au classement des patrimoines mondiaux, devant le Prince Charles (un ami à vous) et Thomas Bangalter. On vous décrit comme une business-woman particulièrement vorace. Info ou intox ?

Si j’étais aussi cupide qu’on le dit, aurai-je fondé Pashion Poupons pour venir en aide aux orphelins ? Aurai-je donné autant d’argent à Mémoire Vive, ces ciné-clubs commémoratifs, à la lutte perpétuelle contre le sida, aux organisations contre le racisme antisud-américain ?

Le fait d’être une cador de la finance va-t-il vous inciter à mettre la pédale douce sur votre carrière de pornostar ?

Sûrement pas ! Je viens de finir le tournage de "L’aubergine est bien farcie", réalisé par mes soins, et j’enchaîne avec "A prendre ou à lécher" sous la direction de Spike Jonze. La finance, c’est mon hobby. Le porno, mon métier, et même plus, ma philosophie. On a enfin compris aujourd’hui que le sexe était le principal moteur de l’humain. Et je suis fière d’incarner ça : du sexe, donc la vie.